Le sport en entreprise : solution contre l'absentéisme

Temps de lecture : 6 minutes

Alors, les vacances, bien ? Comment ça bof ?

T’es inquiet pour le boulot ! Déjà !

Trop de… Trop d’absences des employés ? Oui, j’ai lu ça quelque part.

Je te comprends, la boîte accumule du retard, et si l’on ajoute les difficultés de recruter, tu angoisses pour la rentrée...

Et si je te disais qu’il y a une solution toute simple à l’absentéisme de tes salariés ? Le sport !

Non, c’est pas un mythe ! Allez, je t’explique rapidement.

2023 : record d’absentéisme ?

Selon le Baromètre Absentéisme 2023 réalisé par l’IFOP pour Malakoff Humanis, l’absentéisme est au plus haut cette année…

50 % de salariés arrêtés au moins une fois cette année !

Une augmentation de 8 points par rapport à l’année dernière et de 14 points depuis 2020…

Et ça ne risque pas de baisser : 48% des salariés, seulement, estiment « avoir à la fois un bon état de santé mentale et physique ». On ne peut pas dire que l’ambiance soit à la fête !

Source : Baromètre Absentéisme 2023, le comptoir Malakoff Humanis

Or, c’était déjà le cas en 2022 !

Selon l’assureur Axa et son Datascope l’observatoire de l’absentéisme (2023), on observait 44% de salariés en arrêt au moins une fois dans l’année.

Gardons en tête qu’en 2019, on parlait seulement de 30%, c’est-à-dire un salarié sur 3.

La progression est importante !

Ce sont les arrêts de courte durée qui ont augmenté et avec la pandémie de Covid19, cela semble peu surprenant.

Mais vu la continuité de 2023, on peut commencer à y voir une tendance…

Comment l’expliquer ?

Quelles sont les causes ?

La maladie ordinaire reste le motif principal des arrêts maladie en 2023 (28%) et suivi de près par le Covid (17%).

Rien d’extraordinaire : on ne peut pas reprocher aux salariés d’avoir une bronchite ou la grippe, bien entendu. Et le contexte de la crise sanitaire a pesé sur la santé de certains. (On considère habituellement qu’il existe un pourcentage structurel de 3% difficile à diminuer.)

Mais on constate d’autres motifs qui doivent nous alerter :

1.     Les troubles psychologiques : 15%

Les troubles psychologiques ne sont pas à négliger : ils sont la première cause d’arrêts de travail de longue durée.

32% des arrêts longs sont dus à des troubles psy !

Ils n’étaient qu’à 14% en 2020, ils ont triplé en trois ans.

Les manifestions de ces troubles sont diverses : stress chronique, troubles anxieux, symptômes dépressifs, burn-out, etc.

En prévention de ces troubles, on parle de risques psychosociaux : il y a six catégories de facteurs à surveiller selon l’INRS.

·      Intensité et temps de travail

·      Exigences émotionnelles

·      Manque d'autonomie

·      Rapports sociaux au travail dégradés

·      Conflits de valeurs

·      Insécurité de la situation de travail.

2.     Les troubles musculo-squelettiques : 13%

Avant la pandémie, ils étaient les premiers responsables des arrêts de longue durée.

Ce sont les maladies qui touchent les muscles, les tendons et les nerfs des épaules, coudes, poignets ou doigts, etc., mais aussi le dos en général avec les cervicales, ou les lombaires occasionnant douleurs ou gênes durant le travail.

Plus de huit salariés sur dix (86%) en souffrent selon une étude IFOP pour Percko (2022) !

Pas de surprise, parmi ces TMS, c’est le mal au dos qui arrive en tête (69%) devant les douleurs à la nuque, au genou, au poignet et au coude…

Et avec la montée du télétravail, on risque de voir ces TMS remonter dans le classement !

Selon les salariés, le principal responsable de ces arrêts maladie est leur travail. Ils pointent du doigt le contexte dans lequel ils effectuent leurs tâches ou les erreurs de management…

3.     Les conséquences de l’inflation

Pour conserver un pouvoir d’achat correct, certains n’hésitent pas à cumuler plusieurs emplois au détriment de leur santé…

4.     Le double effet Covid

Sans compter que certaines maladies n’ont pas pu être bien suivies ou détectées faute de suivi médical durant la période de confinement… De quoi fragiliser des salariés qui auraient pu être soignés plus vite sans cette crise sanitaire.

Qui sont les plus touchés ?

Même si toutes les catégories d’âge sont concernées, ce sont les plus jeunes salariés (moins de 30 ans) qui ont été les plus impactés.

Source : Baromètre Absentéisme 2023, le comptoir Malakoff Humanis

Leur taux d’absentéisme a augmenté de plus de 50% entre 2019 et 2022. On pourrait y voir un manque de prudence pendant la crise du Covid 19, mais ce serait trop simple.

Ils font partie des employés victimes de troubles psychologiques : la moyenne d’âge des salariés en arrêt de travail de longue durée pour raison psychologique a baissé.

Mais aussi les managers.

53 % ont été en arrêt de travail. Entre le stress du boulot et le stress lié à l’absentéisme accru, les managers ne tiennent plus.

Quel coût pour l’entreprise ?  

Ça coûte cher !

Imaginez une entreprise de 100 personnes devant se passer de 7 personnes à temps plein…

AXA estime que cela équivaut approximativement à 4,4 % de la masse salariale (2022) !

Entre 2019 et 2022, les entreprises ont vu augmenter de 29% les coûts directs liés à l'absentéisme.

Et cela sans compter les coûts indirects : baisse de la productivité, coûts de remplacement du salarié absent par des contrats d’intérim ou des CDD, détérioration de la qualité des services, stress pour ceux qui remplacent les absents, etc.

Quelles solutions ?

Une fois que l’on a bien cerné les problèmes, il reste à en tirer les leçons et envisager d’expérimenter quelques options de solutions. En voici quelques-unes :

Être à l’écoute et faire de la prévention

C’est en amont du problème qu’il faut agir !

N’attendez pas que cela devienne un problème lourd pour l’entreprise.

Discutez, débattez et posez des questions à vos salariés. Provoquez des moments de dialogues.

Le bien-être de vos employés est une priorité : un petit bilan QVCT ne sera jamais de trop.

Si vous ne voulez pas subir les conséquences de l’absentéisme ou d’autres soucis actuels : Big quit, Quiet quitting, ou encore Act your wage…

Sachez prendre la température dans votre boîte ! Et impliquez vos salariés (27% le souhaitent).

Un management bienveillant

Si le stress a de multiples causes, un management autoritaire et contraignant peut en apporter beaucoup selon les salariés.

Avec l’ascension du travail hybride, un management nouveau apparaît. Celui de la bienveillance et de la confiance.

24 % des salariés réclament une évolution des pratiques managériales

L'intégration du sport en entreprise est une stratégie gagnante à plusieurs niveaux

Reconnu pour ses bienfaits tant physiques que mentaux, le sport est un levier puissant pour améliorer la santé globale de vos collaborateurs.En mettant l'accent sur l'activité physique, vous pouvez diminuer significativement l'absentéisme, en partie grâce à la libération des hormones de bien-être comme la dopamine et l'endorphine, qui agissent comme des remèdes naturels contre le stress.

Au-delà de booster le moral, le sport augmente les défenses immunitaires, réduisant ainsi les risques liés aux affections courantes telles que le rhume ou la grippe.Mais comment renforcer les liens au sein de votre équipe ?

La réponse est simple : par le sport. Les jeunes talents d'aujourd'hui s'attendent à ce que leur lieu de travail encourage ce type d'activités.

En adoptant le sport comme pilier de votre politique de bien-être, non seulement vous sublimez votre image de marque, mais vous créez également un environnement dans lequel les salariés se sentent valorisés et plus enclins à rester au sein de votre organisation.

Comment souder votre équipe ? Par le sport !

Les jeunes talents, particulièrement, attendent cela de leur entreprise.

En incluant le sport dans votre politique de bien-être en direction de vos salariés, vous améliorez votre image de marque et conservez nombres de salariés parfois sur le départ…

Voilà vos salariés contents et motivés !

En renforçant l'esprit d'équipe, sa cohésion par des activités sportives, vous permettez à chacun de se sentir plus motivé pour travailler et venir au bureau.

On se sent bien dans son équipe lorsqu’on fait partie d’un groupe jouant ensemble au foot ou au volley-ball, etc.

Les bons moments partagés, la saine compétition sportive a des conséquences positives sur l’équipe et sur la façon dont ils travailleront ensemble.

De quoi diminuer le stress, le burn-out ou toute autre mauvaise émotion…

En encourageant une pratique régulière et en offrant la possibilité à vos salariés de le faire sur place, ou de bénéficier de matériels, salles ou applications dédiés au sport en entreprise, alors vous gagnez sur de nombreux tableaux.

Pensez-y !

Maintenant, c’est à vous de jouer !

Vous avez compris l’importance de ne pas négliger le phénomène de l’absentéisme. Il faut le prendre au sérieux. Mais pas de fatalisme !

Comme vous avez pu le constater, les solutions existent, il ne tient qu’à vous de les expérimenter.

Contactez-nous pour étudier et mettre en place ensemble une politique de bien-être pour vos salariés grâce particulièrement au sport.

On n’attend plus que vous !

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